Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

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mercredi 17 septembre 2014

Où vous mène parfois une coiffe sarrasinoise

Mes lecteurs le savent : j'aime les mots anciens et les tournures désuètes. Je me méfie cependant de ma dilection, qui me conduirait vite à écrire comme un homme du XIIIème siècle si je ne me surveillais pas, et il m'arrive de vouloir vérifier si tel ou tel mot a été employé par quelque auteur moderne. Si c'est le cas, je me juge absout et je cède volontiers à mon travers.

Il y a peu, je m'interrogeais sur le vieil adjectif "sarrasinois", qui a trait aux Sarrasins de la même façon que "turquois" (ce pauvre "turquois" dont le féminin ne survit plus guère que dans le nom d'une pierre et d'une couleur) a trait aux Turcs. Ainsi, nos ancêtres parlaient de coiffe sarrasinoise pour désigner ce que nous appelons un turban.

J'ai fait une recherche sur Glouglou. Et j'ai retrouvé mon adjectif, chez Barrès, dans Un jardin sur l'Oronte, roman que je ne connaissais pas et que j'ai aussitôt décidé de lire. Je ne le regrette pas ! Poétique et voluptueux roman, que celui des belles amour du chevalier Guillaume et de l'envoûtante Sarrasine Oriante ! 

Nous ne sommes pas si loin des chansons de geste, d'ailleurs. Ne sommes-nous pas dans l'Orient des croisades ? Guillaume d'Orange, lui aussi, ne s'éprit-il pas de la belle Orable en de forts semblables circonstances ? Et dans nos épopées, on croise plus d'une Oriante...

Barrès connaissait-il des chansons de geste ? Je l'ignore. En tout cas, il connaissait Tristan et Iseult, et peut-être bien dans la version de Bédier.

Je suis dans mon jardin.

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