dimanche 20 janvier 2013

Aspremont (3/10)

C'est l'épisode où s'engagent les premières hostilités.



Résumé de l'action :
Naymes s'acquitte de sa mission auprès d'Agolant, se présentant comme un chevalier de rang modeste. Le roi païen pense à faire exécuter le messager. Il questionne Sorbrin, son espion, qui connaît les principaux barons de Charlemagne : Sobrin identifie Naymes. Mais Balant intervient en faveur de son ami : il menace Sorbrin pour le faire taire, déclare que le messager n'est pas Naymes, et demande à Agolant de bien traiter l'émissaire, suivant en cela l'exemple de Charlemagne. Agolant accepte. Lui et Naymes fixent une date pour l'affrontement des deux armées.

Balant rend à Naymes son hospitalité, dans sa tente. La reine, épouse d'Agolant, a entendu parler du Bavarois. Elle demande à le voir, s'en éprend, et lui remet un anneau en gage d'amour.

Balant raccompagne Naymes vers l'ost chrétien, après lui avoir remis, comme présent pour Charlemagne, un merveilleux destrier. Ils ne passent pas par les pentes périlleuses de l'Aspremont, mais empruntent une trouée  entre les montagnes, défendue par une tour gardée par Eaumont et cent mille sarrasins. Balant confie à son ami qu'il voudrait se faire baptiser, mais qu'il se refuse à abandonner Agolant, son seigneur. Avant de le quitter, Naymes lui remet une croix bénie, qu'il tient du pape.

Naymes se présente devant Charlemagne, lui remet le cheval de Balant, et lui fait son rapport : les sarrasins sont très supérieurs en nombre, mais leurs provisions sont épuisées et ils sont affaiblis par la faim. Il recommande de les rejoindre en prenant la tour que garde Eaumont. L'empereur conduit son armée à proximité de la tour.

Brûlant d'en découdre, douze comtes quittent l'armée franque, conduisant l'avant-garde de Charlemagne. Ils trouvent Eaumont hors de ses murs, occupé à piller la campagne avec ses fourriers. Les païens ont causé d'affreux ravages, tuant les hommes,  mutilant les femmes, violant les jeunes filles, et emmenant de nombreux captifs comme esclaves. Les prisonniers se lamentent et appellent Charlemagne à l'aide, au grand amusement d'Eaumont, persuadé que l'empereur ne viendra pas.

L'avant-garde franque décide d'engager le combat : certes, les païens sont plus nombreux, mais ils sont mal équipés. Eaumont, voyant venir ses assaillants, croit d'abord à l'arrivée de renforts. Ses hommes le détrompent et lui enjoignent de sonner de l'olifant pour appeler à l'aide : il s'y refuse. Certain de vaincre aisément, il demande même aux Francs de se rendre et d'abandonner leurs armes, en pure perte.

Le combat s'engage. Eaumont est un formidable guerrier, qui fait des ravages dans les rangs chrétiens avec son épée Durendal. Mais les chefs francs accomplissent maints exploits et les sarrasins sont nombreux à tomber. Richier, le protégé du duc Naymes, abat Hector, le porte-étendard d'Eaumont, et les chrétiens prennent l'avantage. A son grand dam, Eaumont lui-même doit s'enfuir. Richier le poursuit et, ne pouvant le rattraper, projette sa lance dans la direction du païen : la lance tue le destrier d'Eaumont, le traversant de la croupe au poitrail. Le fils d'Agolant parvient cependant, de justesse, à se réfugier dans sa tour, abandonnant sur le champ de bataille tout son butin, et les idoles, faites d'or, des quatre dieux des païens.

Charlemagne survient avec le gros de son armée et dresse son camp face à la tour. Les vainqueurs lui offrent leur butin, mais il refuse et les laisse se le partager : ils l'ont mérité. Les idoles païennes sont mises en pièces, et les morceaux d'or partagés entre les chefs de l'avant-garde. Richier, en récompense de ses prouesses, reçoit la tête de Mahomet. 

Girard arrive lui aussi près de la tour d'Eaumont, avec sa propre armée, qu'il ne veut pas mêler à celle de Charlemagne. Le fils d'Agolant tente une sortie contre Girard. Le seigneur de Vienne, désireux de mettre à l'épreuve ses fils et ses neveux, les envoie à la tête de son avant-garde. Tous les quatre abattent chacun un seigneur païen du premier coup de lance. Girard s'en réjouit, et s'en félicite auprès de son vassal, Anséïs Faucheblé.

Il doit vite déchanter : débordés par des ennemis innombrables, les quatre jeunes gens reculent. Girard s'emporte contre eux, réprimande vertement son neveu Clairon et, de fureur, lui jette un de ses éperons à la tête. Stimulés par cette humiliation, les quatre cousins redoublent d'ardeur. Et à la faveur de la mêlée, Girard, au moyen d'une ruse de guerre, investit la tour désertée par ses défenseurs, et y plante ses bannières.

4 commentaires:

  1. Je ne peux toujours pas écouter la chanson, donc ne ferai aucun commentaire sur la qualité du son.

    Par contre, je suis bien heureux de pouvoir lire le résumé de chacun des épisodes (ce qui manquait pour Tristan et Yseult, mais c'est un sacré travail que de rédiger tout ça), d'autant plus que j'avais manqué la plus grosse partie de tes messages précédents narrants cette chanson.

    Merci !

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    1. C'est tout de même enquiquinant, ce problème avec l'audio. Je me demande si ça vient du site de stockage que j'utilise. Va falloir que j'en essaye un autre. Mais encore faudrait-il que j'en connaisse un autre.

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    2. C'est peut-être aussi simplement dû à mon P.C. Si personne d'autre n'a de problème, c'est peut-être à mon matériel qu'il manque des éléments (hardware ou logiciel).

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  2. Ici, tout va bien : aucun problème audio. Donc c'est votre PC qui détonne, Tavaillon.

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