Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

samedi 19 janvier 2013

Aspremont (2/10)

Nous poursuivons notre épopée. Au niveau du son, il y a du mieux, non ? Des avis seraient grandement appréciés.

Résumé de l'action :


Roland (auquel le poète donne, en raison de son jeune âge, par adjonction de suffixe selon la mode du temps, le sobriquet de Rolandin), Estout, Guy et Hatton veulent rejoindre l'ost. Le portier préposé à leur garde refusant de les laisser sortir, ils le tuent à coups de bâton et s'échappent. Ils rencontrent cinq cavaliers bretons, de la "maisnie" du roi Salomon de Bretagne, vassal de Charlemagne. Les jeunes gens rossent les Bretons et s'emparent de leurs chevaux, afin de pouvoir suivre l'armée.

Informé de ce méfait, Salomon se lance avec ses guerriers à la poursuite des voleurs mais, reconnaissant les nobles jeunes gens, il se prend à rire, amusé par leur audace. Il met les quatre turbulents écuyers sous la surveillance de ses hommes, mais les emmène cependant avec sa troupe dans le voyage vers Aspremont. L'ost chrétien gagne Rome sans encombre.

A Vienne, Girard d'Aufrate remâche sa rancune. Son épouse Emmeline, aussi pieuse et bonne qu'il est brutal et orgueilleux, le sermonne. Au cours de sa vie, il s'est rendu coupable de nombreux méfaits, a opprimé d'autres seigneurs dans de conflits féodaux, a pillé et ravagé bien des terres. Il ne cesse d'empirer. L'expédition d'Aspremont, visant à défendre la Chrétienté, est pour lui une chance de rédemption : qu'il prenne les armes et aille combattre pour Dieu ! Girard, après avoir grogné, finit par donner raison à sa femme.

Il adoube ses deux neveux, Boson et Clairon, et ses deux fils, Renier et Ernault, accordant à chacun d'eux un fief. Puis il mande son armée et se met en route, sur les pas de l'ost impérial.

A Rome, Charlemagne s'approvisionne en vivres avant de reprendre la route. Son armée est placée sous le commandement de seigneurs prestigieux, que le poète énumère : notons parmi eux la présence de Griffon de Hautefeuille et de son fils, Ganelon. L'ost dresse son campement face au massif escarpé d'Aspremont (l'Aspomonte calabrais), obstacle naturel qui le sépare de l'armée sarrasine.

Charles demande qu'un émissaire se rende auprès des Sarrasins, afin d'estimer leurs forces. Quatre grands barons se proposent : Ogier le Danois, Fagon, le duc de Touraine, porteur de l'oriflamme, Geoffroy Grisegonnelle de Paris et Aubouin de Beauvais. Ne voulant pas exposer la vie d'un de ses hauts seigneurs, Charles refuse. Il veut envoyer un chevalier vaillant, mais sans grand fief.

Le chevalier Richier, fils d'un duc, mais né d'un second lit et donc pauvre (un autre manuscrit fait de lui un bâtard du duc) s'offre à porter le message. Le duc Naymes, qui a élevé le jeune homme dans sa maison, s'y oppose : Richier est trop impétueux, il se fera tuer. Il faut pour cette mission un homme sage et d'expérience. Mais Charles a déjà accepté l'offre de Richier et ne peut revenir sur sa parole. Il cherche à consoler le duc, en lui promettant de récompenser magnifiquement son protégé, mais Naymes reste renfrogné.

Richier s'arme et se met en chemin. Mais l’ascension est ardue et périlleuse. Un griffon attaque le jeune homme, et emporte son cheval pour nourrir ses petits. Richier a tiré l'épée, résolu à se battre, mais le monstre, qui fait son gîte à la cime du mont, n'est plus à sa portée. Ne pouvant traverser le massif à pied, Richier doit rebrousser chemin, bien à contrecoeur.

Il retourne auprès de Naymes, qui ne croit pas à son histoire et pense que son protégé lui ment pour couvrir sa lâcheté  Le duc de Bavière prend la missive de Charlemagne et, voulant la porter lui-même, se met en route sur son cheval Morel, ce que l'empereur apprend avec consternation.

Naymes a bien du mal à franchir l'Aspremont. Attaqué par le griffon, il lui tranche les pattes d'un coup d'épée, le blessant mortellement, et conserve, pour le montrer à Charles, un ongle du monstre : on peut encore voire cette curiosité à Compiègne. Le duc et son cheval passent une nuit exécrable sur la montagne. Au matin, Naymes doit en découdre avec une ourse, car il s'est installé sans le savoir près de la tanière de son ourson. Il parvient à l'abattre. Un léopard et un ours, attirés par les cris de l'ourse terrassée, surviennent alors. Naymes tue le léopard ; l'ours s'enfuit. Le duc s'engage sur le versant de la montagne qui descend vers l'armée païenne.

Les sarrasins ont eu la même idée que Charlemagne : envoyer l'un des leurs estimer les forces chrétiennes. C'est le sénéchal Gorhant qui se propose pour cette mission. Agolant lui offre un destrier de prix, et le païen se met en route, non sans avoir pris congé de la reine, qu'il aime et dont il est aimé. Gorhant est un homme plein d'orgueil, mais il a de bonnes raisons pour cela : il est riche et puissant, accompli dans tous les domaines de la vie aristocratique, et possède de hautes qualités morales.

Gorhant rencontre Naymes au pied d'Aspremont. Apprenant qu'il a affaire à un chrétien , il exige avec arrogance le cheval du duc. Naymes refuse, et les deux hommes se battent. Naymes prend nettement l'avantage, bien que Gorhant, soutenu par le souvenir de sa Dame, lutte vaillamment. Le duc de Bavière aurait l'occasion de tuer son ennemi, mais s'en abstient, car ce serait compromettre la réussite de sa mission. Après un long combat, les deux hommes conviennent d'une trève.

Gorhant conduit Naymes auprès d'Agolant. Ce dernier croit d'abord que son sénéchal a fait un prisonnier, mais Gorhant le détrompe.


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