Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

samedi 10 novembre 2012

La légende de saint Taurin

J’espérais terminer avant aujourd'hui la lecture de Tristan et Iseut, afin de ne pas mélanger plusieurs choses. Je n'y suis pas parvenu. Au fond, ce n'est pas bien grave : il suffit d'utiliser les libellés pour retrouver tout le récit dans l'ordre.

C'est qu'aujourd'hui, apprenez-le, nous célébrons le 1600ème anniversaire de la mort de saint Taurin, premier évêque d'Evreux. Je n'allais pas laisser passer cette occasion de vous raconter sa légende.

La vie de saint Taurin nous est en effet connue par un récit hagiographique médiéval qui n'évite aucun des écueils que le lecteur moderne et rationaliste peut reprocher à ce type de littérature : effets d’exagération,  goût du miracle et du prodige, omniprésence du merveilleux. Pourtant les gens simples de ces époques lointaines trouvaient dans de tels récits de quoi nourrir leur spiritualité. Leur foi était plus naïve que la nôtre, sans doute, mais elle était aussi plus ardente, et jamais je ne la tiendrai pour méprisable. 

Du reste, si à défaut de vous être un aliment spirituel, ce récit vous divertit, je n'aurai pas perdu mon temps. Cette légende possède d'ailleurs un intérêt culturel indéniable, ne serait-ce que parce que sa connaissance est nécessaire à la compréhension des scènes qui sont représentées sur la châsse de saint Taurin, joyau de l'orfèvrerie du XIIIème siècle, et sur les vitraux de son église.

Je vais vous la lire dans la retranscription en français moderne qu'en a donné Amélie Bosquet dans La Normandie romanesque et merveilleuse. L'ouvrage date du XIXème siècle, époque où les savants commençaient à s'intéresser aux légendes et aux traditions populaires, mais sans les considérer encore comme un sujet bien sérieux. Nous étions loin de Dumézil ! Par conséquent, que ce soit pour se faire pardonner d'écrire sur un sujet frivole en affichant de la distance par rapport à lui, ou parce que vraiment elle éprouve un peu de dédain à l'égard de sa matière, Amélie Bosquet à semé son ouvrage de pointes railleuses et de critiques méprisantes. Je ne partage aucun de ses jugements de valeur, mais cela ne m’empêchera pas de les relire fidèlement :


Voici en prime le PDF de l'ouvrage de Bosquet :


Et si cette présentation vieillotte vous rebute, ou si vous voulez offrir, sachez que le contenu de l'ouvrage a été repris dans une réédition moderne réarrangée que voici :




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire