Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

Charlemagne remettant à Roland l'épée Durendal et l'olifant

jeudi 1 décembre 2011

Le péché de Charlemagne

Charlemagne apparaît, dans nombre de textes de la matière de France, comme un souverain pieux, vertueux et brave, plein de sollicitude pour ses guerriers, pleurant comme des fils ceux qu’il a perdus, et manifestant sa compassion à leurs veuves. Il entretient avec le monde céleste un commerce privilégié : lieutenant terrestre du Christ, croisé avant la lettre, c’est à la demande de l’apôtre saint Jacques en personne qu’il entreprend la conquête de la Galice, ainsi que nous l’apprend la célèbre chronique latine, farcie de légendes épiques, fictivement attribuée à l’archevêque de Reims, que l’on désigne en conséquence sous le nom de Pseudo-Turpin :

« Charlemagne, après avoir accompli tant de travaux dans tant de pays de l’univers, après avoir conquis grâce à l’aide de Dieu et par l’invincible puissance de son bras tant de royaumes, l’Angleterre, la France, la Germanie, la Bavière, la Lorraine, la Bourgogne, l’Italie, la Bretagne et d’autres pays, ainsi que des villes innombrables de l’une à l’autre mer, les avoir arrachés aux mains des Sarrasins et soumis à la fois chrétienne, lassé de ce rude labeur et de ces efforts, décida de ne plus commencer de guerre et de se donner du repos. Aussitôt il vit dans le ciel une sorte de chemin formé d’étoiles qui commençait à la mer de Frise et, se dirigeant entre la Germanie et l’Italie, entre la gaule et l’aquitaine, passait tout droit à travers la Gascogne, le Pays Basque, la Navarre et l’Espagne jusqu’en Galice, où reposait alors incognito le corps du bienheureux saint Jacques. Après avoir vu plusieurs fois de suite ce phénomène, Charles ne cessa de se demander ce qu’il signifiait. Alors qu’il avait l’esprit plongé dans ces pensées, un héros lui apparut en songe pendant la nuit, d’une beauté si merveilleuse qu’on ne saurait l’exprimer, qui lui dit :
            « Que fais-tu, mon fils ?
            -Qui êtes-vous, sire ? demanda celui-ci.
            -Je suis, dit-il, l’apôtre Jacques, le disciple du Christ, le fils de Zébédée et le frère de Jean l’Evangéliste, celui que, sur le lac de Galilée, le Christ a daigné choisir, par une grâce ineffable, pour prêcher sa foi aux peuples, celui que le roi Hérode fit périr par le glaive et dont le corps repose inconnu dans la Galice à présent opprimée par les Sarrasins. Et je m’étonne fort que toi, qui as conquis tant d’Etats et de villes, tu n’aies pas encore délivré ma terre des Sarrasins. C’est pourquoi je t’annonce que Notre Seigneur, qui t’a fait plus puissant que tous les rois du monde, t’a choisi entre eux tous pour préparer mon chemin et délivrer ma terre des mains des Moabites, afin que te soit réservée la couronne de la récompense éternelle. Le chemin d’étoile que tu as vu dans le ciel signifie que tu iras d’ici jusqu’en Galice avec de grandes armées combattre cette race perfide de païens, libérer mon chemin, ma terre, et visiter mon église et ma sépulture. Et après toi, tous les peuples y viendront en pèlerinage de l’une à l’autre mer, implorant du Seigneur le pardon de leurs péchés, proclamant les louanges de Dieu, sa force et les miracles qu’il fit. Ils y viendront depuis le temps de ta vie jusqu’à la fin de ce siècle. Mais maintenant, pars au plus vite, car je serai ton secours en toutes choses. A cause de tes travaux, je demanderai pour toi au seigneur une couronne céleste et ton nom sera honoré jusqu’à la fin des temps. »
            C’est ainsi que le bienheureux Apôtre apparut trois fois à Charles. Après l’avoir entendu, Charles, confiant dans la promesse de l’Apôtre, rassembla de nombreuses troupes et entra en Espagne pour y combattre la race perfide. »

( La Légende de Compostelle, Le Livre de saint Jacques, Bernard Gicquel, Tallandier, 2003. )

L’apôtre tiendra sa promesse. Tout au long de ses expéditions guerrières, Dieu favorise l’empereur, le protège, répond à ses prières par des miracles. Citons simplement le prodige du soleil s’immobilisant, pour permettre aux chevaliers francs de pourchasser les Sarrasins fuyant après la bataille de Roncevaux :

« Li empereres fait ses graisles suner,
Puis si chevalchet od sa grant ost li ber.
De cels d’Espaigne ont les escloz truvez,
Tenent l’enchalz, tuit en sont cumunel
Quant veit le reis le vespres decliner,
Sur l’erbe verte descent enmi un préd,
Culchet s’a tere, si priët Damnedeu
Que li soleilz facet pur lui ester,
La nuit targer et le jur demurer.
Ais li un angle ki od lui soelt parler,
Isnelement si li ad comandét :
« Charle, chevalche, car tei ne falt clartét !
La flur de France as perdut, ço set Deus ;
Venger te poez de la gent criminel. »
A icel mot l’emperere est muntét. »

( La chanson de Roland. Édition critique et traduction de Ian Short, Paris, Librairie générale française (Livre de poche, 4524. Lettres gothiques), 1990 )

J’attire votre attention sur ces mots : « un angle ki od lui soelt parler ». Voilà qui n’est pas banal ! « Soelt » est une forme du verbe souler, « avoir l’habitude de », aujourd’hui tombé en désuétude. Nous traduirons donc par « un ange qui avait coutume de lui parler » : notre empereur est donc en relations régulières avec le messager du ciel.

Bref, le portrait qui nous est dressé de Charlemagne est celui d’un saint roi, d’un personnage de vitrail ou d’icône, tout de couleurs brillantes, se découpant sur un fond d’or ou d’azur. C’est précisément là l’image que l’on se fait, au Moyen Age, de l’empereur « à la barbe fleurie » : n’oublions pas qu’il fut canonisé.

Certes, dans des circonstances passablement irrégulières : il le fut le 28 janvier 1165 par l’antipape Pascal III, à la demande de Frédéric Barberousse. Il est bien évident que les motifs de ce puissant dynaste furent pour partie politiques : Charlemagne apparaissait comme le prédécesseur le plus illustre de Frédéric, et sans doute n’était-il pas indifférent qu’il fût réputé saint, aux yeux de celui qui fut le premier à s’intituler « Saint Empereur », dans l’objectif d’affermir sa légitimité et son indépendance vis-à-vis d’une papauté entreprenante. Quant à Pascal III, il ne pouvait rien refuser à celui auquel il devait sa position. Cependant, il convient d’insister sur le fait qu’en décidant cette canonisation, l’antipape ne faisait que se conformer à une opinion bien répandue. Son geste fut aisément accepté, et il fallut attendre bien des siècles pour que l’Eglise y trouvât à redire : ce n’est qu’au XVIIIème que le pape Benoît XIV clarifia officiellement la situation, concédant à l’empereur le rang de bienheureux. C’est ainsi qu’il n’est pas rare, dans l’iconographie, de voir Charlemagne portant le nimbe des saints. Par exemple, sur ce vitrail de la cathédrale de Strasbourg :



            Pourtant, il existe au moyen âge une légende fort répandue, faisant état d’un effroyable péché commis par Charlemagne, péché mortel, si grave que l’empereur n’osa jamais le confesser, et qu’il fallut une intervention miraculeuse du ciel pour assurer sa rédemption. Cette histoire nous est narrée dans La Vie de saint Gilles ; le saint ayant intercédé en faveur de Charlemagne par ses prières, alors qu’il célèbre la messe, survient un ange, porteur d’une missive :

« Al secrei u li abbes fu
est un angele a lui descendu,
en sa main porte un bref petit,
mes unkes hom mortel le vit
fors li abbes ki dignes fud :
i l’ad apertement veüd.
Ilokes u l’angle descent,
tute la chapele resplent.
Il ne parla ne ne dit el ;
tost met le bref sur cel autel,
juste le cors ke cil sacra.
Quant l’aveit mis, tost s’en turna.
Unkes l’abes ne fit semblant
ke il le veit ne tant ne quant.
La messe chante leement,
kar mut est lez de cel present
ke li angles lui out porté.

Quant le servise fut finé,
li abes Gires le bref prist,
kar il ne volt k’um le veïst :
Treiz feiz le lit de chef en chef.
Volez oïr quei out el bref ?
« Seiz saluez, bon abes gire,
sez ke te mande nostre sires.
Il ad ta preiere escuté ;
mult lui atalent e agré
ke tu as preié pur le rai :
bone merci avra par tei.
de cel peché a il pardun,
meis dune li confessïon ;
Garde sei mes del rencaeir
e leist le peché tut maneir
e prenge ben sa penitance ;
ne l’en estot aver dutance
ke il ja meis lui seit retreit :
pardunet est en fin cel feit. »
Après garde le bref e vit
tut le peché en ordre escrit
ke charlemaines aveit feit,
ke nule ren n’i desesteit. »

( La Vie de saint Gilles, Guillaume de Berneville, édition par Françoise Laurent, Honoré Champion, Paris, 2003. )

Grâce à cette lettre salvatrice, Charles pourra se confesser à un saint Gilles connaissant déjà sa faute, et recevoir de lui l’absolution. Tout est  donc bien qui finit bien. Cet épisode figure, notamment, sur le vitrail de Charlemagne de la cathédrale de Chartres :



Et pourtant, il y a dans le texte de la Vie de saint Gilles quelque chose qui cloche. La missive angélique, on ne peut en douter, indique quelle fut la faute de Charlemagne, contient tut le peché en ordre escrit. Mais quel est-il, ce fameux péché ? Guillaume de Berneville, qui nous révèle pourtant la teneur du message, reste muet sur ce point. Que nous cache-t-il, et pourquoi nous le cache-t-il ?

Cette réticence, il n’est pas le seul à l’avoir : plusieurs textes du temps font allusion au péché de l’empereur, sans le dévoiler. S’agirait-il donc d’une faute si gr   ave qu’elle risquerait d’écorner l’image du saint ? L’affaire est d’importance : une vie de saint n’est pas un roman, Guillaume de Berneville n’est pas un romancier. Il écrit en s’appuyant sur une tradition vénérable que lui-même, sans doute, tient pour véridique, et avec l’intention de divulguer des faits avérés, pour l’édification du bon peuple. Peut-être lui ou ses devanciers auront-ils eu scrupule à scandaliser leurs lecteurs ?

Fort heureusement, il est un texte qui nous révèle cette mystérieuse faute : il s’agit de la version occitane de la Chanson de Roland, dans laquelle le troubadour glisse un aveu parmi les lamentations du roi pleurant son neveu. Voulez-vous savoir de quoi il s’agit ? Volez oïr quei out el bref ?

« Bel neps, yeu vos ac per lo mieu peccat gran
de ma seror e per mon falhimant,
qu’ieu soy tos payres, tos oncles eyssamant,
e vos, car senher, mon nep e mon enfant. »

( Le Roland occitan, par Gérard Gouiran en collaboration avec R. Lafont, Paris, Union générale d'éditions (10/18. Bibliothèque médiévale), 1991. )

La voici donc, cette terrible faute commise par Charlemagne : rien de moins qu’un inceste ! Le saint empereur est le père de son neveu Roland ! On comprend qu’il ait hésité à confier un péché pareil.

Mais cet inceste de royal, commis avec une sœur, dont naît un fils, ne vous rappelle-t-il rien ? Mais si : Mordret, bien sûr. Mordret, fils et neveu du roi Arthur, traître à son père, et responsable du désastre de Salesbières, qui entraînera la disparition de l’univers arthurien. On peut s’étonner qu’un personnage aussi admirable que Roland, vénéré comme un saint, fleur de chevalerie et parangon des vertus vassaliques, ait les mêmes origines entachées d’infamie que le célèbre félon.

Cette différence de traitement d’un même thème me semble révélatrice d’une différence profonde entre cycle arthurien et cycle carolingien. Le mythe d’Arthur, à partir du célèbre cycle du Lancelot-Vulgate datant du début du XIIIème siècle, prend une teinte tragique. Les protagonistes en sont poursuivis par des fautes auxquelles ils ne peuvent échapper, et qui ne trouvent aucun pardon.

Arthur ne peut se défaire de Mordret, funeste incarnation de sa faute qui porte les idées de mort et de meurtre dans son nom même : en ancien français, le verbe mordrir possède un sens beaucoup plus fort que notre meurtrir moderne, puisqu’il signifie littéralement « assassiner, commettre un meurtre sur ». Un personnage portant un nom pareil ne peut pas bien finir, et d’ailleurs Mordret lui-même n’y peut rien changer : une terrible prédestination pèse sur lui, et bien avant de commettre son crime, il est en averti par des prophéties, prophéties qui suscitent sa colère mais n’empêcheront rien : né du péché, le fils incestueux est condamné à en devenir le châtiment. A-t-il seulement un libre arbitre ? On peut en douter.

Quant à la fameuse Quête du Graal, elle se solde par un échec pour tous les chevaliers qui y prennent part, à l’exception d’un petit nombre d’élus éthérés, tels que Galaad et Perceval, qui d’ailleurs n’en reviendront pas et seront retranchés du siècle, de l’humanité pécheresse. Quant aux autres, les réprouvés, ils n’auront plus qu’à attendre, dans un monde désormais privé de merveilleux, la catastrophe provoquée par leurs passions et leur mesquinerie. Même l’espoir breton des anciennes versions du cycle, celui d’un retour d’Arthur soigné en Avalon par les fées, est escamoté : au XIIIème siècle, on ne veut plus de cette encombrante légende, qui pourrait encourager les Gallois à l’insoumission vis-à-vis de leurs maîtres Plantagenêt, aussi Arthur est-il bel et bien tué, et enseveli dans l’abbaye de Glastonbury. Sombre eschatologie, désespérée et presque janséniste avant l’heure, pourrait-on dire.

Le cycle carolingien est plus optimiste et peut-être, étonnamment, plus chrétien. Les héros n’en sont pas moins pécheurs, mais les portes de la grâce leur sont toujours ouvertes. Toutes les fautes peuvent trouver le pardon, même l’inceste de Charles, et Dieu est prêt à donner un coup de pouce salvateur à son bon serviteur que paralyse la honte. Quant à Roland, c’est véritablement un anti-Mordret. Loin d’être condamné par sa conception peccamineuse à une existence vouée au mal, il illustre à merveille l’idée que, d’un mal, Dieu peut toujours tirer un bien.

Plus généralement, dans la matière de France, la plupart des histoires finissent bien, tout simplement. Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on appelle une fin heureuse : s’il s’agit d’un happy end hollywoodien, d’une interruption de l’action sur un succès ou un mariage et une vague promesse de bonheur à venir pour les protagonistes, c’est rarement le cas. Mais pourquoi donc, au moyen âge, attacherait-on tant d’importance à l’assurance que les personnages ont connu quelques décennies d’un bonheur fragile et transitoire ? La plupart du temps, les héros de chanson de geste meurent, que ce soit par l’épée, dans leur lit, ou après avoir quitté le monde pour consacrer leurs jours à Dieu. Mais qu’importe : ce que l’on juge vraiment désirable en ce temps-là n’est pas une longue vie douillette, mais une bonne mort :

« Li quens Rollant se just desuz un pin,
Envers Espaigne en ad turnét son vis.
De plusurs choses a remembrer li prist :
De tantes teres cume li bers cunquist,
De dulce France, des humes de sun ligne,
De Carlemagne, sun seignor, ki l’nurrit ;
Ne poet müer n’en plurt e ne suspirt.
Mais lui meïsme ne volt mettre en ubli,
Cleimet sa culpe, si priët Deu mercit :
« Veire Paterne, ki unkes ne mentis,
Seint Lazaron de mort resurrexis
E Danïel des lëons guaresis,
Guaris de mei l’anme de tuz perilz
Pu les pecchez quë en ma vie fis ! »
Sun destre gant a Deu en puroffrit ;
Seint Gabrïel de sa main li ad pris.
Juntes ses mains est alét a sa fin.
Deus li tramist sun angle Cherubin
E seint Michel de la Mer del Peril,
Ensembl’od els seint Gabrïel i vint ;
L’anme del cunte portent en pareïs. »

( La Chanson de Roland, cf ci-dessus. )

9 commentaires:

  1. Mat, votre érudition est impressionnante autant que passionnante mais je suis au regret de vous dire que vous vous trompez.
    Le péché de Charlemagne est bien pire qu'un vulgaire inceste. Cette histoire de Roland qui serait son fils sert en réalité à cacher une faute bien plus terrible : Charlemagne a inventé l'éducation nationale!
    Oui, je sais, on a peine à y croire, n'est-ce pas?
    On comprend qu'il ait fallu un miracle pour le rédimer.

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  2. Ah, en effet, voilà qui n'est pas pardonnable !

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  3. Il me semble que la sanctification de Charlemagne participe de la deploratio temporis acti. La littérature des douzième et treizième siècles présente son temps comme celui de la féodalité parfaite alors que l'établissement de ce système lui est postérieur. Corrigez-moi si je m'égare !

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  4. Non, vous avez raison. Il s'agit bien d'une réinterprétation a posteriori. Pour être d'un pointillisme tâtillon, si l'on se réfère aux travaux de F.L. Ganshoff qui est le grand spécialiste de la féodalité, les premiers germes en sont déjà plantés sous les premiers carolingiens, mais le système en est à ses balbutiements, alors que nos textes reflètent, de manière plus ou moins idéalisée, la féodalité de leur temps, bien différente.

    Soit dit en passant, la féodalité, en France, n'a jamais été vraiment bien rôdée ni bien carré pour fonctionner au service des rois : pour le dire vite, ça a toujours été un peu le bazar. Les souverains les plus puissants sont ceux qui ont pu en minimiser l'influence, comme Philippe-Auguste.

    En Angleterre, en revanche, les rois se sont arrangés, depuis Guillaume le Conquérant, pour être les alleutiers de la totalité de leur royaume, les véritables suzerains de toutes les terres concédées en fief, ce qui n'a jamais été le cas en France. C'est ce qui explique en partie l'énorme puissance politique des Plantagenêt.

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  5. Alors c'est pas France Gall qui a inventé l'éducation ex nationale ?
    Mes saletés de profs d'histoire m'ont raconté des bobards.
    Tous des fonctionnaires…

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  6. Chut! Faites pas de bruit, vous allez réveiller Marchenoir. ;)

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  7. Désolé mais avant c'était l'Enseignement Public ensuite cela s'est dégradé.

    Bob, il est très gentil , un peu monomaniaque peut être.

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  8. C'est pas le mauvais gars, sans doute, mais il vaut mieux éviter d'être dans son colimateur.

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